Chief Happiness Officer : quand le travail devient synonyme de bonheur…

- - Laisser un commentaire

Des Chiefs Officer ? On en connaît : le Chief Digital Officer, le Chief Data Officer, le Chief Transformation Officer ou encore le Chief Operations Officer ! Connaissez-vous le Chief Happiness Officer ?

Ce métier fait d’abord écho à un besoin présent dans toutes nos organisations. La réinvention du rôle et de la place du travail dans nos vies, celle de nos organisations ouvertes, compétitives et digitalisées ainsi que les nouveaux modes de gouvernance et de management différents, alternatifs et disruptifs sont autant de conditions et de conséquences qui nous mènent à réfléchir à notre existence, épanouissement et évolution au travail.

Ensuite, le « métier » existe car les facteurs d’insatisfaction n’ont jamais été aussi nombreux.

En France, seulement 5% des salariés se disent pleinement satisfaits et impliqués dans leur entreprise[1]. Le stress et les sources d’insatisfaction au travail explosent depuis 10 ans générant des pertes de près de 20 milliards d’euros par an pour les pays de l’Union européenne. La notion de bonheur au travail chère à Tony Hsieh[2] inonde chaque jour un peu plus les organisations soucieuses de remettre l’individu au centre de leur valeurs et de leur écosystèmes… Alors, pour porter les sensibilités, les envies, les espoirs de chacun dans son environnement, pour lui permettre de proposer autre chose et de partager autre chose que sa force de travail, des pionniers ont décidé d’incarner le rôle de cet Ambassadeur du Bonheur au Travail.

Retour sur la naissance de cette fonction, pas comme les autres… Le CHO serait né dans les années 2000 aux Etats-Unis, chez Google avec l’ingénieur Chade-Meng Tan, qui s’est inventé le poste de Jolly Good Fellow comprenez Bonhomme Joyeux (traduction approximative « Bonhomme Joyeux »), qui a été ensuite adopté par d’autres grands groupes et créé une nouvelle tendance. Par exemple, Laurence Vahnée s’est aussi fait connaître suite à ces travaux à la sécurité sociale de Belgique. La fonction, encore balbutiante en France -quoi que très présente dans de plus en plus de Start-ups- gagne du terrain en Europe et constitue un formidable terrain d’expérimentation du travail pour ceux qui ne « viennent pas faire que leurs heures ». Il n’y a pour l’heure, pas de formations ni de diplômes, juste des soft skills, à la croisée des disciplines et des expertises : diplomatie, sens de l’écoute, empathie et désir de faire bouger positivement les choses en sont les principales.  Pour Alexander Kjerulf[3]il faut être « quelqu’un capable d’inspirer le bonheur chez les autres et qui est marrant, dynamique, aimable, et très énergique »

Pourquoi un CHO dans vos entreprises ? Motivation et performance restent intimement liées pour la réussite de l’entreprise. Satisfaction et plaisir au travail seront renforcées dès lors que les actions de reconnaissance et de récompense seront données aux collaborateurs désireux de travailler différemment. Il devrait y avoir autant de CHO que d’entreprises donc le développement est beau et le bonheur au travail a de beaux jours devant lui…

Mais au fait, pourquoi un C dans cette fonction ? Qu’on se le dise, le seul inconvénient de cette fonction, c’est bien le C pour Chief … Le bonheur et la qualité de vie au travail méritent bien plus qu’un rang hiérarchique ! Oui au Happiness Officer tel un ambassadeur ou un facilitateur…

 

[1] Etude SteelCase de mars 2016 – http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/03/04/20002-20160304ARTFIG00103-la-france-le-pays-o-les-salaries-sont-les-moins-heureux-au-travail.php

[2] L’Entreprise du Bonheur – Broché – Septembre 2011

[3] Fondateur de Woohoo Inc. au Danemark et spécialiste du bonheur au travail,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *