Chiffres clés Digital Learning 2017

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L’ISTF vient de publier son nouveau livre blanc sur les pratiques des entreprises privées et publiques et des organismes de formation en matière de Digital Learning. En quelques mots : maturation, hybridation, internalisation et focus business.

Sans surprise, l’appropriation par les entreprises des modalités numériques d’apprentissage progresse (+7% par rapport à 2015). Cette progression se focalise vers les formations hybrides mixant les modalités présentielles et numériques. A noter que cette évolution est bien moins prononcée dans les entreprises de moins de 500 salariés. Le présentiel pur baisse de 5% au profit des classes virtuelles, du fast learning (modules de moins de 15’) et du social learning (apprentissage entre pairs).

La marotte de la fin de la formation en salle tient bon alors même que selon nous cette question plus qu’obsolescente. La frontière entre les différentes modalités pédagogiques est de plus en plus floue : les outils numériques investissent les salles de formation (sondages, nuages de mots, évaluation instantanée, prise collaborative de notes, jeu vidéo en live, etc.) et nous restons sur notre faim concernant la faible prise en compte de ces nouvelles pratiques dans l’étude. D’autant que si 67% des organismes de formation ne proposent encore que du présentiel à leurs clients, digitaliser le présentiel représente une belle première marche.

Ensuite, l’étude s’intéresse aux raisons qui poussent les directions de la formation à digitaliser leurs services. La recherche d’économie est le facteur premier (43%), suivi de près par la modernisation en termes d’image (40%). La recherche d’efficacité et d’ancrage des acquis de la formation, que promettent notamment les nouvelles solutions d’apprentissage adaptatif (adaptive learning), et globalement la mise à profit des données fournies par les systèmes d’apprentissage numériques (LMS) n’apparaissent pas du tout comme moteur dans la digitalisation. Surprenant ! Nous ne savons cependant pas si le questionnaire proposait cette option dans les réponses. Un peu plus loin dans le document, un autre facteur de digitalisation de la formation apparaît : gagner en réactivité afin de suivre la cadence imposée par le business.

Sans surprise, le tutorat se confirme comme étant un atout essentiel à la digitalisation. L’étude estime à +53% le gain en efficacité des e-learning tutorés. Ce tutorat prend plus fréquemment la forme de classes virtuelles.

Les entreprises cherchent à être de plus en plus autonomes dans la conception des modules numériques de formation (81% envisagent d’augmenter la production interne). Elles s’orientent nettement vers le sur-mesure lorsqu’elles font appel à un prestataire, au détriment des contenus sur étagères.

L’étude termine sur l’analyse des facteurs de motivation et d’engagement des apprenants vis-à-vis des formations en ligne. Ceux-ci sont principalement liés à la qualité des supports (fond et forme) et surtout à leur pertinence et leur proximité par rapport aux problématiques métiers et business

Un grand merci à l’équipe ISTF pour cette riche et belle étude. La mise en perspective des évolutions depuis 2014 est très instructive sur les tendances de fond du marché du digital learning.

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