Les gisements de la croissance sont là et sont africains

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Oui, la chute des cours des matières premières est réelle ;
Oui, la Chine réduit sa demande mondiale ;
Oui, les économies émergentes ou non stagnent ;
Oui, le Fonds Monétaire international vient de réviser ses prévisions de croissance mondiale pour 2015 ;
Oui,  la Banque Mondiale a annoncé le plus faible taux de croissance pour le sous-continent africain depuis 2009 avec « seulement » 4.5% de 2009 à 2014 contre 6.5 en moyenne de 2003 à 2008.

Non, il ne s’agit pas de la fin du développement africain ; au contraire, l’Afrique a des cartes maîtresses en main qu’elle est en train d’initier maintenant.

La consommation intérieure démarre, la démographie est prometteuse, la diversification des économies subsahariennes est initiée, les programmes nationaux et sous-régionaux en matière d’infrastructures se multiplient, l’amélioration des politiques publiques passe d’une volonté à un objectif dans de nombreux pays africains, les processus démocratiques s’ancrent un peu plus chaque jour, les programmes de développement pluriannuels s’affichent, on parle d’horizon 2035 sans rougir, la technologie (téléphonie, internet, digital, start-ups) est de plus en plus déployée par des initiatives locales made in Africa, le secteur de la finance est porté par des fonds africains, la middle class émerge, l’enseignement secondaire et supérieur de qualité augmente et la diaspora revient.

Bref, les gisements de la croissance de demain sont là et sont africains.

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